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IMAGINE

Akasha, champ (chant) quantique

Mis à jour : avr. 14





Science d’avant-garde


Comme nous venons de le voir, la science a révisé de fond en comble les conceptions classiques relatives à l’espace, au temps et au lien de cause à effet. Elle redéfinit la réalité et ses différents plans, les rapports entre l’esprit et la matière. La science dite d’avant-garde (1) nous permet d’élargir encore les perspectives. C’est une science de pointe, qui s’est stabilisée depuis une vingtaine d’années et qui repose essentiellement sur des éléments démontrés –et qui, sinon connus du public, sont connus de la communauté scientifique -.


Devant les défis à l’entendement que donnaient bon nombre des derniers résultats de la science, une bonne part de la communauté scientifique de la planète n’a pas hésité à ouvrir le champ des investigations. C’est ainsi que nous avons pu voir un physicien de l’énergie chevronné comme Fritjof Capra s’ouvrir au développement durable et aller explorer le territoire des savoirs ancestraux (2) ou un astrophysicien célèbre pour sa capacité à vulgariser le savoir scientifique, Hubert Reeves, se passionner pour la nature et sa sauvegarde.


Nous sommes là aux confins de la science, en un territoire où extrapolations, interprétations et doutes sont présents. Nous nous apercevrons en dernière partie de ce livre que ces derniers semblent surtout de nature à rassurer notre égo. Nous arrivons également là sur un terrain où la frontière avec la philosophie et les savoirs ancestraux commence à s’estomper.


Nous quitterons donc épisodiquement l’univers scientifique pour aller vers l’infini territoire des connaissances ancestrales. L’idée ici n’est pas de tenter de prouver ces connaissances de manière scientifique (elles n’en n’ont nul besoin) mais bien de mettre en lumière les saisissantes similitudes entre les mondes qu’elles décrivent et ceux que dessine la science actuellement.


Nous avons vu que l’existence d’un champ énergétique d’essence quantique à la base de toute chose connue est démontrée. Il n’a pas de nom précisément défini. Certains le nomment « champ quantique », d’autres « champ de la cohérence universelle » (3), ou encore « esprit de la nature ». Certains scientifiques lui préfèrent « esprit de Dieu (4) » ou plus poétique, « bibliothèque du cosmos » - choisie par l’astrophysicien Massimo Teodorani - ou encore « matrice », du nom initialement donné par le fondateur de la théorie des quanta, Max Planck, quand il l’identifia en 1944.


D’autres scientifiques vont plus loin dans le fait de mettre en lumière des résonnances avec des concepts déjà existants et parlent de « champ Akashique (5) ». Et pour ce faire, ils ne sont pas dénués d’arguments.


Faisons donc un petit détour du côté du champ Akashique, avant de parcourir les chemins de cette science d’avant-garde.


Akasha est un mot signifiant espace (littéralement ciel cosmique) en sanscrit (6), le langage de l’Inde védique (Inde antique). Il est très similaire au champ quantique actuellement décrit par la science.


Contrairement à ce que nos esprits cartésiens pourraient penser, nous n’entrons pas là dans de vagues considérations New-Age, mais bien dans le domaine des sciences avancées. Au point où la science redécouvre des noms ancestraux pour désigner ses découvertes et constate avec une certaine perplexité les correspondances troublantes avec des concepts millénaires.


Nous savons maintenant que la matière première de l’univers est une forme d’énergie et non de la matière, que l’espace n’est ni vide ni passif et rempli d’énergies et d’informations virtuelles « fourmillant ». L’univers est donc un système intégral en évolution ou toutes choses sont connectées par un lien invisible et cohérent : l’information. Les scientifiques nomment actuellement « hyperpace » (« hyperespace ») ou « holofield » (que l’on pourrait traduire par « holochamp ») cette dimension profonde de l’univers elle-même associée au vide quantique.


Selon le Dr Ervin László (5), « cet “holochamp” d'interconnexion n'est vraisemblablement pas un champ gravitationnel, électromagnétique, ou nucléaire ; il est plus vraisemblable qu'il soit un “cinquième champ” dans l'univers ».


Le vide quantique inclut le fameux champ du point zéro et les théories unifiée et super-unifiée décrivent que tous les champs et les forces de la nature y sont reliés. Ce champ unifié serait ce dont toute chose évoluant dans l’espace et le temps émerge et vers quoi toute chose retourne.

Erwin László est l’un des plus brillants théoriciens de l’époque et fondateur du Club Budapest. Il a cette incroyable capacité analytique qui permet de relier les savoirs les uns aux autres, de lui donner un sens global et d’en exprimer la substantifique moelle de manière accessible à tous. Il dessine cette toute nouvelle vision du monde induite par les découvertes « émergeant présentement à la fine pointe des sciences nouvelles ». A défaut d’y assister, on peut suivre ses conférences en de nombreux endroits sur internet.


Ce qui se profile est que ce champ unifié aurait même un rôle supplémentaire. Pour les cosmologistes en effet, l’univers que nous sommes en mesure d’observer ne serait pas unique, il en existerait des milliards d’autres. Des scientifiques évoquent une révolution super-copernicienne.

De fait, l’Univers ferait partie d’un « multivers » plus vaste et différents scénarios existent. Selon ces théories, non seulement la terre n’est qu’une planète parmi des milliards d’autres, mais l’univers est lui-même insignifiant à l’échelle cosmique, le nombre d’univers étant possiblement infini. On parle alors de « métavers » ou « multivers », chaque univers étant potentiellement régi par ses propres lois. (Parmi les scénarios existants, on peut citer celui, spectaculaire, du cosmologiste d’origine russe Alexander Vilenkin, qui décrit un ensemble infini d’univers renfermant une infinité de galaxies, une infinité de planètes et une infinité de personnes qui seraient en quelque sorte nos sosies dans des univers existants). Notons que les théories des multivers sont des théories scientifiques, avec tout ce que cela implique de rigueur logique et de confrontation à l’expérience. Nous sommes là dans les spéculations sur les interprétations à en donner, mais des spéculations qui restent cohérentes au regard des connaissances scientifiques actuelles autant que des savoirs ancestraux.


Erwin László, quant à lui, considère que certes le « vide » quantique est l'énergie fondamentale qui transporte des informations mais de plus, qu’il informe non seulement l'univers présent, mais tous les univers passés et futurs (les « méta-univers »). Une information active et puissante qui relie tout ce qui existe dans l'univers, des atomes aux galaxies, des organismes aux esprits.


La tradition védique qui nous est parvenue grâce au sanscrit (6), décrit ce champ, le champ Akashique, comme un des deux éléments fondamentaux régissant l’univers (l’autre étant appelé prana, sur lequel nous reviendrons). Le champ Akashique y est décrit comme englobant toutes les plus hautes sphères de la vie et de l’existence dans une sorte de continuum espace-temps. Il est également défini comme à la source de toute chose et toute chose y retournant. Il contiendrait une trace de tout ce qui a pu exister dans l’espace et dans le temps. On y évoque une « mémoire Akashique » connue aussi sous le terme « annales Akashiques » sorte de bibliothèque universelle virtuelle englobant toute mémoire et tout savoir. On peut sérieusement émettre l’hypothèse qu’un Mozart ou un Beethoven aient plongé dans ce champ pour écrire leurs œuvres.

Pour Erwin László, le champ Akashique n’est pas seulement une théorie mais fait partie du monde réel en ce sens qu’on peut l’expérimenter si on considère que le monde qui existe va bien au-delà de ce que nos cinq sens peuvent percevoir de la réalité.


Pour cela, il s’agit de passer en état modifié de conscience, ce que font naturellement les chamanes, les pratiquants du zen japonais, les pratiquants de yoga ou même les artistes inspirés.

On parle alors plutôt d’expérience Akashique. Et il semblerait bien que ces expériences Akashiques témoignent elles aussi que nous sommes tous intimement lié les uns aux autres, mais aussi avec la nature et le cosmos entier.


Ces expériences ont été non seulement en partie recensées mais ont été scrutées sous l’œil rigoureux de la science depuis des décennies maintenant. A partir des années 1960, elles font l’objet d’une observation, retranscription et analyse rigoureuse, devenant objet de recherche scientifique. Les outils utilisés incluent des méthodes innovantes de psychothérapie et de parapsychologie expérimentale, des observations cliniques et des analyses statistiques. Bref, à la fois un panel classique et innovant d’outils de recherche. On commence à bien en connaître une partie, celle des effets du changement de conscience que constitue la méditation. On en a décrit les mécanismes (le passage du cerveau en différentes formes de vibrations appelées ondes alpha, beta, thêta, etc.) et les impacts, notamment au plan de la santé. On connait moins les expérimentations spécifiques du champ Akashique, étudiées selon des modalités similaires. Elles montrent l’expérience d’une conscience infinie, la capacité à obtenir des informations précises dans différents champs de savoir (événements ayant eu lieu, diverses formes de connaissances mais aussi inspiration dans les champs artistiques), ou des cas de prédictions stupéfiantes.


Toutes ces expériences, sont rigoureusement référencées dans l’ouvrage « The Akashic experience, science and the cosmic memory field » (5) d’Erwin Laszlo et leurs effets nous laissent pantois. Citons par exemple la possibilité démontrée d’avoir des informations précises sur des événements ayant eu lieu des centaines d’années en arrière. Elles mettent également en lumière les conséquences des derniers développements de la recherche scientifique sur l'esprit et la conscience humaine en termes d’applications : après l'ère de la médecine biochimique, peu à peu évoluée en intégrant la psychosomatique, est en train d’arriver l'ère d’une médecine non-localisée, où la dimension spirituelle de la guérison sera intégrée de manière scientifique à la médecine. Elle fait déjà partie du présent, c’est celle à laquelle j’ai fait appel pour ma guérison. C’est ce que l’on appelle la médecine intégrative, objet d’un prochain chapitre.


Mais tout d’abord, explorons un peu plus en profondeur ces liens entre esprit et matière que suggère le « champ quantique » ou toute appellation connexe.


(1) Voir La science d’avant-garde, l’homme face à l’univers dans tous ses états, par Fritjof Capra, Michio Kaku, Bruce Lipton, Deepak Chopra, masaru Emoto, Lev Vaidman, Gregg Braden, David Icke. Ouvrage collectif basé sur des interviews.

(2) Fritjof Capra publie en 1975 Le Tao de la physique, initiant là un mouvement parfois appelé “mysticisme quantique”. Best-seller aux États-Unis. Il a été publié en 43 éditions et traduit en 23 langues.

(3) Voir Le champ de la cohérence universelle : La quête de la science pour comprendre, Lynne Taggart.

(4) L’esprit de Dieu, Paul Davis.

(5) Voir en particulier The Akashik experience, what it is and what it means, Science and the cosmic memory field, Erwin László et Science and the Akashic field (Science et champ akashique), Erwin László. Théoricien Hongrois, Erwin László est fondateur et président du Club de Budapest, qui regroupe une pléiade d'experts internationaux et vise à définir une nouvelle culture susceptible de rendre ce monde plus compréhensible et plus vivable.

(6) Le sanscrit est encore officiellement une des langues officielles de l’Inde. Son origine remonte au sanscrit ancien, le sanscrit védique, forme archaïque de sanscrit dans lequel les Védas (expression des savoirs ancestraux) ont été composés.


Je t'invite à découvrir ma série sur la nature de la réalité.

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Ce texte est issu de mon livre Le souffle du vent.