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IMAGINE

La guérison par la puissance de l'intention


La puissance de l’intention

"En 1962, Vittorio Michelli (1) est admis à l’hôpital militaire de Vérone avec une grosse tumeur cancéreuse dans sa hanche gauche. Le pronostic est tellement négatif qu’il est renvoyé chez lui sans traitement. En dernière extrémité, au bout de quelques mois, et dans un état extrêmement affaibli, il part pour la ville française de Lourdes, connue pour sa capacité à engendrer des miracles divins. Il y prend plusieurs bains, dont le premier a un effet extraordinaire : il sent une chaleur dans toute la jambe et recouvre l’appétit immédiatement. Au bout de quelques mois, il se sent tellement mieux qu’il insiste pour que ses médecins le passent aux rayons X. Ceux-ci sont tellement intrigués par la diminution de sa tumeur qu’ils commencent à documenter le dossier… pour finir par l’envoyer à la commission médicale du Vatican quand la tumeur a totalement disparu. Laquelle commission décide qu’un miracle a effectivement eut lieu, d’autant que la guérison est confirmée les années suivantes par les radios.

Ce cas frappant est loin d’être isolé et les innombrables cas recensés - et toujours classés comme « guérison spontanée » par la médecine sans investigations supplémentaires -, ne font, pour la plupart pas appel à des séjours à Lourdes. Il semblerait que le pouvoir de l’esprit et des croyances (ici celle d’une guérison divine) puissent à eux seuls activer une autoguérison.

Une hypothèse forte est que le prérequis pour que le déclenchement d’autoguérison ait lieu est que la personne accède à un profond niveau de la psyché, que le niveau d’activité de la conscience habituelle n’atteint pas. Notons que l’hypnose permet cet accès.

A l’exception d’initiatives personnelles et éparses, la médecine classique ne semble jamais avoir vu l’utilité d’engager des recherches sur l’effet placebo dans une réelle perspective pratique de soin. Lourde erreur. Parce que l’effet placebo est au cœur du processus de guérison : la croyance même de la guérison, sa visualisation, est un des éléments clé pour enclencher le processus.

Si la médecine n’a pas encore saisi l’opportunité du placebo pour l’intégrer à son approche courante, les scientifiques, eux, ont commencé à faire des études sérieuses sur le sujet du placebo comme du nocebo, à partir des années 1990. Les études sont maintenant suffisamment nombreuses et concluantes et les résultats sont frappants : l’effet placebo se manifeste d’abord dans la tête et modifie réellement la physiologie de l’organisme (2).

C’est au cours de ces études que l’on a pu voir des orthopédistes procéder à des simulacres de chirurgie du genou qui s’avéraient aussi efficaces qu’une véritable intervention ou des comprimés placebo réduire les symptômes de la maladie de Parkinson.

Les êtres humains sont effectivement dotés d'un fabuleux potentiel d'autoguérison (3) qui a défié la science. Nos facultés de guérison peuvent être déclenchées ou bloquées par nos croyances, nos émotions, la personnalité du thérapeute et la relation que nous avons avec lui, et même, notre imagination (4).

A l’inverse, l'effet nocebo maintenant fortement étudié, se perçoit au quotidien : on sait que scruter la liste d'effets secondaires sur la notice d'un médicament peut suffire à déclencher un symptôme comme voir la « blouse blanche » du médecin faire bondir la pression artérielle.

La puissance de l’intention est une composante de la guérison. Explorons plus précisément la notion de guérison jusqu’à son essence même*."


*Extrait du livre Le souffle du vent,

(1) L’histoire ici résumée est documentée dans le livre de Michael Talbot, L’univers holographique.

(2) Le Devoir du 4 novembre 2017, « La fascination des scientifiques pour l’effet placebo ».

(3) Voir le livre L’effet placebo, le pouvoir de guérir. Danielle Fecteau paru en 2005.

(4) Le Corps & L'Esprit: Nouvelles Perspectives sur le Rôle des Pensées dans la Maladie et la Guérison, Dr Olivier J Becherel paru en 2012.